RESULTATS 2005 ALBI (673 classés)

SENIORS HOMMES

VETERANS HOMMES

FEMMES

1- Krestianinov Alexandre (rus) 2:18:08 1- Bouchemit Mickaël 2:29:29 1- Saina Esther (ken) 2:36:40
2- Boit James (ken) 2:19:08 2- Alary Thierry 2:36:36 2- Averkova Angelique (ukr) 2:44:30
3- Sakhri Azzedine (alg) 2:20:41 3- Alves Lima Avelino 2:38:30 3- Pretot Svetlana (fra) 2:46:45
4- Qadwe Petro (tan) 2:24:03 4- Planton Serge (v2) 2:40:11 4- Genet-Delboy Ayele 2:48:46
5- Ruto benson (ken) 2:25:31 5- Olchewsky Michel 2:42:47 5- Chabanne Anina (alg) 2:52:10
6- Chepochok John (ken) 2:27:59 6- Duhamel Jean-Luc 2:43:24 6- Smirnova Ludmilla (fra) 2:57:35
7- Ruiz Stephane 2:29:59 7- Merouane Brahim 2:44:28 7- Barboteau Sylvia 3:11:07
8- Duperrain Philippe 2:31:51 8- Deles Pierre 2:46:17 8- Voyer Nicole 3:13:27
9- Gaillard Gilbert 2:32:16 9- Badouaille Thierry 2:46:18 9- Gamel Alyne 3:13:59
10- Boulate Eddy 2:34:14 10- Deillon Rémy 2:47:47 10- Delay Evelyne 3:17:07
11- Bakka Abdeslam 2:35:06 11- Guenan Frank 2:47:57 11- Chaillan Bouloc Marie-Anne 3:18:37
12- Flinch Jean-Marc 2:35:28 12- Gachet serge 2:49:33 12- Choulet Brigitte 3:24:26
13- Bruel Patrice 2:37:43 13- Clergue Jean 2:50:06 13- Benito Fatiha 3:25:08
14- Cheval grégory 2:39:09 14- Etienne Sylvain (v2) 2:50:25 14- Bovon Frederique 3:27:28
15- Amiot Antoine 2:39:35 15- Deplaigne Fabrice 2:50:42 15- Gosse valérie 3:28:14
16- Constantin Jean-Pierre 2:40:48 16- Falgayrac Serge (v2) 2:50:49
17- Bernier Laurent 2:42:45 17- Schwartz Laurent 2:53:25
18- Vidal David 2:43:17 18- Fernandez Bernard (v2) 2:54:06
19- Dollet david 2:43:17 19- Negrarie patrick (v2) 2:56:05
20- Jegard Rémy 2:44:42 20- Laudrin jean-Marc 2:57:21

26/04/2005: 2200 fidèles à la grande messe du marathon (la dépêche du midi)

La place de l'Amitié- entre- les- peuples, point névralgique du Marathon d'Albi, n'a rarement aussi bien porté son nom. Dès potron-minet, dans la douceur idéale d'un dimanche sportif, la grande communauté des bipèdes coureurs s'est réunie pour sa traditionnelle grand messe albigeoise, la vingt- septième du nom. Tandis que les préposés à l'organisation mettaient la main à la patte pour régler les derniers détails, les deux milles deux cents fidèles entamaient leur échauffement avant de communier ensemble vers Saint- Juéry, la vallée du Tarn et ses tunnels, la côte de la Renaudié et l'interminable dernière ligne droite avenue du Colonel- Teyssié. Parmi eux, Christophe, non pas membre de la confrérie du marathon mais du 10 kilomètres : « Je viens ici pour essayer de me qualifier les championnats de France des 10 kilomètres qui se dérouleront à Dax. Le minima est à 37 minutes, j'ai bon espoir ». Un peu plus tard, ce sociétaire de l'ES Aussillon, encore trempé de sueur, ruminera sa déception d'être passé à côté : « J'étais cuit. Je n'ai pas arrêté depuis la Ronde Givrée. Je vais faire une coupure, j'ai besoin de repos ».

Au milieu des stars, des nombreux apôtres étrangers venus prêcher la bonne parole de la VO2 max, une foultitude de mécréants fraîchement convertis qui venaient, là, célébrer leur baptême.

RECORD BATTU  chez les filles

Parmi eux, Alex, venu d'Agen avec quelques membres de sa confrérie de l'AFCF. « Je suis très tendu à l'idée de connaître mes premières sensations sur 42 kilomètres, se confessait l'Agenais. Je me suis mis à courir il y a 4 ans. Je cours par plaisir et mon objectif aujourd'hui sera avant tout de terminer. Je ne ferai pas trop attention au temps ». Non loin de là, Monique et Corinne terminent leur préparation avec quelques copines avant le grand saut dans l'inconnu. « Trois ans de club (Muret AC) à mûrir le projet, disent-elles, de concert. Deux semi-marathons pour appréhender les sensations et on se lance. On sort de dix semaines de préparation intensive au rythme de quatre séances par semaine ». Il était alors l'heure d'aller se plonger dans le grand bain. Deux heures dix-huit minutes et une poignée de secondes plus tard, le Russe Alexandre Krestianinov était consacré chez les hommes, la Kenyane Ester Saina l'était chez les dames, record du parcours à la clé.

De retour sur ses terres après quelques mois d'éclipse, Philippe Duperrain savourait les sensations retrouvées. Le temps est moyen, mais la joie d'avoir renoué avec les fidèles du macadam suffisait à son bonheur : « Ce ne fut pas si facile que cela. C'est bien sur la première moitié du parcours, mais le retour, vent de face, sur un tracé la plupart du temps en faux plat montant ne fut pas évident. Mais c'était important pour moi de recourir à Albi devant un public que je connais bien ». Le temps d'enfiler une petite laine pour se protéger du petit vent devenu frisquet et le Dup faisait part de ses projets : « Un autre marathon en fin de saison pour réaliser un chrono intéressant. Pourquoi pas à Chicago ».

Les meilleurs étaient douchés, rhabillés, honorés, que la longue procession s'étirait encore tout le long du parcours. Certains portaient leur croix mais tous, malgré la souffrance, étaient habités par l'indicible satisfaction d'être allés au bout de soi-même.

Dominique Jeay


«Notre volonté est de grandir»

Le nouveau président du Marathon d'Albi Philippe Dedieu était au four et au moulin, hier matin. Même si l'organisation est bien huilée, il faut regarder, accueillir, faire un tour en moto sur le circuit, pour voir si tout est en ordre. C'est qu'il faut les gérer, les 2200 participants de cette 27e édition. « C'est un record absolu. Vraiment, on est content. On a apporté des modifications pour rendre encore plus attractif ce marathon. On a créé un 5 km pour que cette manifestation soit la fête de tout le monde, sans distinction », explique le président. Une nouvelle arrivée plus grande sur la place de l'Amitié- entre- les- peuples, une banda, des danseuses, les sportifs de toutes disciplines qui viennent se greffer autour de cette messe des forçats du macadam.

« Nous voulons vraiment faire de ce marathon une grande course populaire, avec, je l'avoue, le regard tourné vers 2008 et le trentième anniversaire. On a un vrai potentiel pour grandir et se développer. Je suis certain que nous pouvons accrocher, dans quelques années, le chiffre de 5000 participants. C'est ambitieux mais possible. Pour cela, il faudra chercher de nouvelles idées, fidéliser les gens, attirer les coureurs. Le fait que, dès cette année, nous avons battu le nombre de participants prouve que nous sommes sur la bonne voie », renchérit Philippe Dedieu. Une base populaire, indispensable, mais aussi l'envie de faire de cette épreuve, un lieu de compétition de haut niveau avec un plateau prestigieux. « Nous avons la chance d'être quinze jours après Londres et une semaine après Paris. Beaucoup de très bons marathoniens n'ont pas tout donné. Souvent, ils ont servi de «lièvre» pour les meilleurs. Ils viennent ici pour se faire un palmarès et décrocher une bonne prime d'arrivée. C'est comme cela que, cette année, entre les Russes et les Kenyans, nous avons un super plateau », savoure le président. Après les enfants, les concurrents du 5, puis du 10 km, les aventuriers du semi commencent à arriver.

« Ce qui est amusant ,c'est sur le marathon et non sur les petites distances que nous constatons l'augmentation la plus forte. Par exemple, un club de Marseille est venu avec 60 coureurs. Objectivement, nous avons un vrai potentiel pour se développer », conclut le président Dedieu, un président si heureux de voir autant de monde sur le parcours, si satisfait de constater que la course à pied est universelle, quels que soient l'âge, le sexe et le potentiel physique.

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