RESULTATS 2005 SENART  (796 classés)

SENIORS HOMMES

VETERANS HOMMES

FEMMES

1- Bahmmouch Brahim (mar) 2:35:04 1- Moumou El Hadi 2:35:17 1- Scaringella Florence 2:54:44
2- Idziak Didier 2:35:51 2- Barel François 2:38:19 2- Stilhart Nathalie 3:07:50
3- Wilson Joackim 2:42:43 3- Locquet Philippe 2:43:55 3- Dolbeau Valérie 3:08:57
4- Costa Valentin 2:47:48 4- Fleuter Dominique 2:49:49 4- Grillet Murielle 3:21:57
5- Ledoux Daniel 2:48:18 5- Santos Manuel 2:50:18 5- Malcuit Marie-Ange (v2) 3:25:05
6- Lelevet David 2:52:04 6- Iafrate Fernando 2:52:48 6- Bourceau Lucie 3:31:56
7- Barnedes Emmanuel 2:53:36 7- Castet Didier 2:53:08 7- Rageade Angelica 3:32:07
8- Desvignes Christophe 2:54:17 8- Galim Ernest (v2) 2:53:51 8- Roussel Blandine 3:33:59
9- Martin Stéphane 2:54:36 9- Gaudin Michel 2:54:04 9- Meriel Martine 3:35:35
10- Elkabdani Said 2:55:15 10- Matelot Robert (v2) 2:54:07 10- Callens Anne-Marie 3:36:37
11- Montigny Franck 2:56:03 11- Heudron Philippe 2:54:39 11- Chassine Carole 3:39:51
12- Guiot Frédéric 2:56:43 12- Massonnot Jean-Marie 2:56:04 12- Patas Françoise 3:41:11
13- Soualem Karim 2:57:55 13- Benbouaziz Youssef 2:57:50 13- Regnier Christine 3:44:37
14- Picoul Xavier 2:58:31 14- Josse Patrick 2:57:58 14- Fourriere Joëlle 3:47:12
15- Desmarest Xavier 2:58:42 15- André gérard 2:58:02 15- Zehrer Christiane 3:53:22
16- Richardot Christophe 2:59:28 16- L'Hostis Alain 2:59:11
17- Boyer Frédéric 2:59:39 17- Jehan Hubert 2:59:56
18- Collignon Sylvain 3:01:52 18- Grangeray Philippe 3:02:03
19- Chretien Yvan 3:02:21 19- Pelardy Pascal (v2) 3:03:02
20- Fleury Jean-Christophe 3:04:31 20- Fullenbaum Marc 3:03:06

04/05/2005: Bahmmouch et Scaringella vainqueurs à Sénart sous la chaleur: (le parisien)

 

Brahim Bahmmouch (US Marquette) a remporté hier midi, la sixième édition du Marathon de Sénart en 2h35’04". Déjà lauréate en 2003 en 2h54’26", Florence Scaringella est la première à réussir le doublé à Sénart avec le même chrono (2h54’44").

 Depuis la création de l’épreuve en 2000, il s’agit du chrono le plus lent pour un vainqueur. Sur la ligne d’arrivée à Combs-la-ville, le nordiste d’adoption a devancé le rennais El Hadi Moumou de treize secondes seulement (2h35’17").
La course s’est résumée à une lutte au coude à coude entre les deux hommes en tête : « J’ai couru mon premier marathon il y a quinze jours, raconte le nouveau vainqueur. Forcément, je n’avais pas tout à fait récupéré. En plus, j’ai couru avec une petite douleur à la cuisse. Ce n’était pas si évident ». Cela ne l’a pas empêché de laisser loin derrière lui le long serpentin multicolore des quelque 970 coureurs au départ. La chaleur aidant, personne n’a pu suivre son rythme, surtout sur la fin : « On a couru tout le temps ensemble avec Moumou. Le problème, c’est qu’il n’a voulu prendre aucun relais. Comme je ne le connaissais pas, j’ai hésité à prendre des risques pour le lâcher. J’ai donc attendu le dernier moment pour attaquer. Je l’ai fait dans le dernier virage, juste avant l’arrivée ».

Après plus de deux heures et demie d’effort, Bahmmouch savoure sa première victoire sur la distance reine. Et tant pis si son chrono n’est pas encore digne d’entrer dans les livres d’histoire : « Peut-être, le défend son camarade de club Didier Idziak, troisième à l’arrivée. Mais Brahim mérite sa victoire. C’était le plus fort ce matin. Il a quand même couru il y a deux semaines et c’est un gars qui est capable de faire un marathon en 2h20’ ».
Peu importe en effet car la joie du marocain est ailleurs. « Aujourd’hui, c’est mon jour de chance, sourit-il. Il y a seulement trois jours, j’ai reçu mes papiers pour rester en France. Cela me posait de gros soucis. Maintenant, je peux aller où je veux. Je suis libre. Je suis heureux. Et quand tout va bien dans la tête, tout va bien là aussi (NDLR : il montre ses jambes) ». Et pendant que le vainqueur raconte et raconte encore son exploit, le plus gros du peloton est encore loin de la ligne. Epuisés par les efforts et la chaleur, les derniers n’arrivent pas avant l’heure du café. Bahmmouch, lui, a pris sa douche depuis trois bonnes heures.

Moumou est un vrai dur

Il est content El Hadi Moumou. Le rennais termine 2 ème de l’épreuve comme l’an dernier mais il s’en moque. Pour lui, la médaille en chocolat ressemble à une victoire : « Je ne suis pas venu ici pour chercher une place ou un chrono. D’ailleurs, je n’ai même pas couru avec ma montre. Tiens d’ailleurs, il faut que je la récupère et je ne sais même pas à qui je l’ai donnée... Dans ces conditions, vous pensez si cette deuxième place me convient parfaitement ».
A la lutte durant toute la matinée, l’ancien vainqueur du marathon de Normandie a décroché à l’approche du dernier virage, sur la piste d’arrivée : « J’ai d’abord voulu assurer la course à mon rythme, surtout avec cette chaleur. Vous savez à mon âge ( 46 ans ), je suis déjà bien content de battre encore pas mal de jeunes. Je n’ai pas essayé de calculer sachant que le marathon n’est jamais une science exacte. On peut toujours faire des projets au départ. Mais c’est rare que tout se déroule comme prévu ».
Le breton d’adoption en sait quelque chose. Grand spécialiste d’une distance qu’il a déjà courue en 2h15’, Moumou connaît tous les marathons de France et de Navarre comme sa poche. Forcément, son avis sur celui de Sénart en vaut un autre : « Si je reviens, c’est parce qu’il me plaît. Sur le parcours, les gens avaient l’air de me reconnaître. Ils m’ont encouragé en criant mon nom. Ça m’a fait très plaisir. Je pense que je reviendrai ».
Pour gagner, cette fois ? « Ça, on verra bien mais ce n’est pas le plus important ».

Chez les femmes, Florence Scaringella n’avait pas couru la distance depuis deux ans.

Comment s’est déroulée votre course ?

Florence Scaringella : Super. Je partais pour un chrono autour de 2h56’. Quand j’ai senti que j’allais bien, j’ai accéléré pour descendre à 2h54’. Je suis contente car cela fait deux ans que je n’ai pas couru de marathon.

Pourquoi ?

J’ai eu un accident de voiture à cette époque. Si je recours aujourd’hui, c’est parce que j’aime l’ambiance du marathon, j’aime la chaleur. J’adore aussi quand les autres ont mal. Le 38 ème km est le plus redouté par tous les coureurs. Moi, c’est celui que je préfère.

D’où venez-vous ?

De la Creuse mais avant, j’ai habité ici avec ma famille. D’ailleurs la course passe juste devant mon ancienne maison. Je connais donc bien le parcours.

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